Un peu d'histoire

Contexte

L'Armée du Salut naît pendant la révolution industrielle, à la fin du XIX ème siècle. Elle est fondée, en 1878, par un pasteur méthodiste anglais : William Booth. Il est choqué de voir des milliers d’ouvriers qui s'entassent dans les quartiers pauvres de l'Est de Londres. A cette époque, Karl Marx est aussi marqué par la misère qu’il découvre dans les quartiers pauvres de Londres. Il « invente » alors le communisme qui a pour but de changer la manière de penser et de vivre de la population. De plus, il est persuadé que la foi en Dieu est néfaste. De son côté, William Booth propose un autre moyen pour aider les personnes qui vivent dans la misère. Pour lui, le changement ne doit pas s'opérer au niveau d’une population mais en chaque individu. Selon William Booth « le progrès social, politique et économique doit découler d'une profonde transformation intérieure de l'homme, réconcilié avec lui-même par la puissance de l'Evangile». Mais William Booth est réaliste, il sait qu'avant de parler à quelqu'un de Dieu et du Ciel, il faut d’abord l’aider à mieux vivre sur la terre. Cette conviction sera plus tard à l'origine de l’une des devise de l’Armée du Salut, « Soup, soap, salvation » : soupe, savon, salut.

William Booth

William Booth naît à Nottingham en 1829. Son père, Samuel, travaille dans le commerce d'immeubles et permet ainsi à sa famille de bien vivre. Quand William est âgé de treize ans, Samuel apporte une importante caution financière à un de ses amis, mais ce dernier fait faillite, si bien que Samuel Booth est ruiné. Pour aider sa famille, William doit quitter la bonne école où il étudiait afin de travailler comme apprenti chez un prêteur sur gages. Une année plus tard, le père meurt et la famille tombe dans une extrême pauvreté. Elle est contrainte de déménager dans un quartier très pauvre de Nottingham. Madame Booth cherche une solution pour gagner un peu d’argent en ouvrant un petit magasin.

A cette époque, William commence à fréquenter l’église méthodiste car il ne se sent plus à l’aise dans l’église Anglicane (église officielle d’Angleterre). A quinze ans, William fait une expérience spirituelle très forte. Il se lie alors d’amitié avec un jeune homme de son âge, très zélé pour témoigner de sa foi. Bien que très jeunes, tout deux s’encouragent mutuellement et commencent à se rendre dans les bas quartiers de la ville pour annoncer l’Evangile. Après ses douze heures de travail quotidien, William, debout sur une chaise, parle avec conviction de l'amour de Dieu pour tout être humain. Il invite inlassablement ses auditeurs à le suivre dans la Chapelle Méthodiste. Mais l'accueil que reçoivent ces pauvres gens, sales, sentant mauvais et souvent alcooliques, n’est pas favorable.

Six ans plus tard, son apprentissage terminé, William Booth est sans emploi. Il se rend alors chez sa soeur aînée à Londres. Il désire travailler comme évangéliste, mais ne trouve pas de financement. Il est donc contraint de reprendre du travail chez un prêteur sur gages. A nouveau, par son travail, il est confronté à la misère matérielle et morale. C’est alors que « s'allume dans son coeur le désir de consacrer sa vie à aider les malheureux ».Toujours fidèle à l’église méthodiste, il continue à annoncer l’évangile et à inviter les gens dans son église. Mais l’accueil des nouveaux convertis est toujours aussi froid. C'est à cette époque qu'il rencontre Catherine Mumford.

Catherine Booth-Mumford

Catherine Mumford naît en 1829 à Ashbourne dans un foyer pieux. Elle a l'esprit très vif et apprend à lire et à écrire très tôt. A 12 ans, elle a déjà lu la Bible huit fois dans sa totalité. Sa santé était fragile. Elle se passionne pour un mouvement d’abstinence dont son père, carrossier et méthodiste, est responsable. William et Catherine se marient en 1855 et de leur union naîtront huit enfants. C’est Catherine qui convaincra William d'entreprendre des études de théologie pour devenir pasteur.

Les débuts

William Booth ne voulait pas fonder sa propre église. Son désir était d’amener les personnes de la rue dans sa communauté (paroisse méthodiste). Malheureusement, (comme indiqué plus haut) les membres s’opposaient à les accueillir. C’est pourquoi, il crée, en 1865, avec son épouse, la « Mission chrétienne de l’Est londonien ». Dès lors, les cultes se déroulent dans la rue et dans des salles de théâtre.

Le mouvement grandit rapidement et reçoit l’aide de nombreux collaborateurs. Il faut alors l’organiser et le structurer d’une manière rigoureuse et efficace. Ainsi, en 1878, la «Mission Chrétienne» devient l’Armée du Salut (Salvation Army) avec un drapeau, un uniforme, une structure militaire et un chef mondial. Cette armée commence son combat contre la pauvreté, la détresse et l’injustice ; mission pour laquelle elle s’engage encore aujourd’hui.

Particularité salutiste

Très tôt, l’Armée du Salut se différencie des autres églises. Voici quelques points qui marquent cette différence :

  • Le ministère pastoral des femmes est reconnu. Elles exercent les mêmes responsabilités que les hommes. L’Armée du Salut peut même se vanter d’être la première église au monde à avoir des femmes « prêtres » ou « pasteurs ». En réalité, elles sont officières.

  • L’Armée du Salut ne pratique aucun sacrement. Au début, tout comme l’église méthodiste dont elle est issue, l’Armée du Salut pratiquait les deux sacrements en vigueur dans les églises protestantes : le baptême et la Sainte Cène. Suite à une dispute et une mauvaise interprétation de ces sacrements, William Booth décida subitement de les retirer de la pratique salutiste.

  • Les cultes y sont très libres et vivants, tout le monde peut s’exprimer. Aujourd’hui, on retrouve cela dans beaucoup d’églises évangéliques, mais l’Armée du Salut a été à l’origine de cette pratique.

  • L’annonce de l’Evangile en plein air et dans les endroits publics. Comme l’Armée du Salut est avant tout un mouvement d’évangélisation, elle a toujours cherché à rencontrer les gens là où ils vivent, en dehors de l’église ; c’est à dire sur les places, dans les rues, dans les restaurants, dans les prisons, etc.

  • La musique est très présente et variée. Guitare, tambourins, instruments de cuivre, accordéons, piano, etc., tous les instruments étaient les bienvenus pour accompagner les nombreux chants des cultes et des réunions d’évangélisation. Le répertoire musical de l’Armée du Salut est très grand. Encore aujourd’hui, on y trouve des compositeurs célèbres. Le chant choral y est beaucoup pratiqué. L’Armée du Salut a popularisé les brassband.

  • L’abstinence de ses membres. Par son action sociale et d’évangélisation dans les quartiers pauvres et malfamés, l’Armée du Salut a dès le début, été confrontée au problème de l’alcool. La seule solution de s’en sortir pour les nombreux alcooliques est de renoncer complètement à l’alcool. De plus, les Salutistes se rendent compte que la meilleure manière pour aider un alcoolique est de renoncer eux aussi à l’alcool.


En Suisse

L'Armée du Salut est arrivée en Suisse par la France, où le mouvement avait été lancé par la fille de William et Catherine Booth, Catherine (dite la Maréchale). Elle était alors âgée de vingt-deux ans. En 1882, elle se rend à Genève avec cinq jeunes officières et prêche devant de grandes foules. Les réunions tenues dans la salle de la Réformation sont souvent houleuses, mais le message des jeunes demoiselles est percutant et de nombreuses personnes se convertissent. Mais le mouvement est mal accueilli, tant par les églises en place que par les autorités et la population. Pourtant les réunions continuent d’attirer des milliers de personnes. Les officiers pionniers traversent la Suisse romande puis arrivent en Suisse alémanique en 1885. Ils créent des postes partout où ils le peuvent. Plus ils avancent, plus l'opposition s'intensifie... jusqu'à ce que les autorités édictent un décret ordonnant la fermeture des salles et interdisant les réunions salutistes. Certains responsables de l'Armée du Salut sont emprisonnés ou expulsés.

Pourtant, des hommes et des femmes continuent de se convertir. Ils deviennent à leur tour des Salutistes très fervents. Gentiment, la réaction du public change et la population suisse commence à éprouver du respect pour l’Armée du Salut à cause de l’engagement de ses membres et pour son action envers les nécessiteux. En 1891, le Général Booth est même reçu par le Président de la Confédération. En 1894, le Tribunal fédéral se prononce en faveur de l’Armée du Salut qui peut « jouir des mêmes droits que les autres dénominations ». Ceci engendre un rapide développement de ses activités évangéliques et sociales dans le pays.

 

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